Famille D'Amerval

"Je seray tant que je vivray"                                                                                                                              Cri: Boulogne

              

*ancienne maison qui apparait au XIVéme siécle, pourrait descendre de la branche batarde de Bourgogne;

* par la conformité de ses armoiries pourrait tirer son origine de l'ancienne maison de Boulogne

           

*août 1557: défaite des troupes du connétable de Montmorency, l'armée Espagnole fait le siège de la ville de Saint Quentin, la ville est prise d'assaut par l'armée Espagnole, quinze cent bourgeois de la ville périssent. L'Amiral de Coligny, défenseur de la ville est fait prisonnier. Nicolas d'Amerval, seigneur d'Applaincourt, participe à la défense de la ville.           *d'Amerval, était disent les mémoires du temps, un petit bossu plein d'adresse et d'énergie, connu depuis sous le nom "de courrier de la ligue"

*le 7 juin 1887, le président Félix Faure inaugure un monument à la mémoire de l'Amiral de Coligny . A la base du monument se trouve les blasons des différents seigneurs qui ont participé à la défense de la ville dont celui de messire d'Amerval, seigneur d'Applaincourt

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Château d'Applaincourt

Dessin Duthoit 1850
 
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- toujours employée de nos jours et due à l'italien le père Sylvestre Piétra-Santa (1590-1647) qui la mis en usage dans son livre Tessera gentilitiae, la représentation conventionnelle des émaux, lorsque l'on ne dispose pas de couleurs (crayon, peinture) est réalisée au moyen de traits, qui sont :
Gueule  : Traits verticaux

 

Gabrielle d'Estrée maîtresse du roi Henri IV, épouse éphémère de Nicolas d'Amerval

Gabrielle d’Estrée, quatrième fille de sept enfants (6 filles et un garçon) serait née en 1565, au château de la Bourdaisière situé près de Tours, d’autres écrits situent sa naissance en 1573, en Picardie au château de Coeuvres près de Villers Cotéret dans l’Aisne ou elle passe sa jeunesse, La famille de sa mère,   Françoise Babou de la Bourdaisière dame d’Estrée, marquise de Coeuvres, est originaire de Touraine, son père Antoine d’Estrée appartient à une famille ancienne de grande noblesse Picarde, famille fidèle à Henri IV gabi.jpg (10679 octets)
Estrees[1].jpg (10057 octets) Son grand père Jean d’Etsrées, de Valiers, de Coeuvres et de Viérey, comte d'Orbec, baron de Doudeauville, vicomte de Soissons, premier baron et sénéchal de Boulonnais, capitaine des Gardes du Roi est nommé par Henri II grand maître de l’artillerie par lettre patente du 9 juillet 1550, il meurt à Coeuvre le 23 août 1571.

Pendant les guerres d’Italie Jacques de Bourbon, bâtard de Vendôme, tombe de cheval, blessé,il est abandonné par les siens. Jean d’Estrée le prend en croupe et ainsi lui sauve la vie, pour le remercier le bâtard de Vendôme lui donne en mariage sa fille aînée Catherine de Bourbon.

d'argent, fretté de sable, au chef d'or, chargé de trois merlettes du deuxième
liliis tenaci viminejungor ( je suis liée aux Lys par un puissant osier)
Son père Antoine d'Estrée dévoué, est incompétent, insouciant. Le 16 août 1589, il est gouverneur de la Fére dans l'Aisne. Le marquis de Pierre encercle la ville à la tête des ligueurs monte à l'assaut et s'empare de la ville pendant qu' Antoine d’Estrée préside un bal. Il est fait prisonnier.
Henri IV âgé de 37ans, à cette période  combat la ligue en Picardie, roi depuis plus d'un an "il était roi de france et peu de royaume" dans route la vigueur de l'âge, maigre, pauvre, manquant de linge, portant des pourpoints usés par sa cuirasse, rencontre Gabrielle d’Estrée, en novembre 1590 à Coeuvres et conçoit pour elle une vive passion qui dura jusqu'à la mort tragique de "cette beauté surprenante". La légende veut que le roi à la même époque a traversé les lignes ennemies, déguisé en bûcheron pour rencontrer la belle Gabrielle. Le roi la courtise publiquement.

Mademoiselle de Guise donne de Gabrielle d’Estrée, âgée de 17 ans, le portrait suivant "était blonde, dorée, d’une taille admirable, d’un teint d’une blancheur éclatante".  

La riche coiffure de Stéphanie qu’elle avait semé de quantité de brillans, enchâssez dans l’or de sa belle tresse, la faisait remarquer avec avantage par dessus toutes les autres dames. Bien qu’elle fust vestue d’une robe de satin blanc, si est ce qu’il semblait estre noire à comparaison de la neige de son beau sein. Ses yeux estaient de couleur celeste et si luisants qu’on eust difficilement pu juger s’ils empruntaient du soleil leur vive clarté ou si ce bel astre leur estait redevable de la sienne. Avec cela, elle avait deux sourcils également recourbés et d’une noirceur aimable, le nez un peu aquilin, la bouche de la couleur des rubis, la gorge plus blanche n’est l’ivoire le plus beau et le plus joly et les mains dont le teint esgalait celui des roses et des lys mélez ensemble d’une proportion si admirable qu’on les prenait pour un chef d’œeuvre de la nature.                     

Les edventures de la cour de Perse.

Françoise sa mère, ainsi que Gabrielle et ses sœeurs ont mauvaise réputation "elles étaient belles, mariées, intrigantes dit Saint Simon, on les appelait les sept  pêchés mortels" (St Simon t .X , p 345). Tallemant des Réaux dit qu’on appelait les six filles d’Estrée et leur frère les sept péchés mortels. Il cite aussi ses vers à propos des funérailles de Gabrielle
J’ai vu passé par ma fenêtre
Les six péchés mortels vivants

Conduits par un bastard de prêtre

Qui semblent allaient en chantant
Un requiescat in pace
Pour le septième trépassé
Gabrielle d’Estrée se trouve en avril 1591, accompagnée de Madame de Sourdis, sa tante, au siége de Chartes. La tradition veut qu’elle devienne, à cette période la maîtresse du roi
Antoine d’Estrée, son père, essai de la soustraire a l’influence du roi et lui choisi un gentilhomme Nicolas d’Amerval, sire de Liencourt près de Nesle, baron de Benais, seigneur de Cerfontaine, âgé de 36 ans, homme  fort riche de très bonne noblesse Picarde, qualifié "de Haut, puissant et très redouté seigneur', veuf d’une de ses parentes Anne Gouffier de Crévecoeur.
Il semble qu’Henri IV ai choisi lui même pour sa maîtresse un mari complaisant et vénal ?
Les chroniqueurs du temps, le décrivent  ‘d’un physique mal tourné, petit, d’un caractère faible. Son père, Nicolas d'Amerval, branche d'Assevillers, seigneur d'Applaincourt, participe à la défense de Saint Quentin en Août 1557. "d'Amerval, était disent les mémoires du temps, un petit bossu plein d'adresse et d'énergie". Trois mois après le décès de sa première femme Nicolas d’Amerval, suite à une chute de cheval devient impuissant.
En 1590  d’Amerval est gouverneur de Chauny et le reste jusqu’à son mariage en août 1592.
Le mariage est célébré dans les premiers jours de juin 1592 à Noyon. Elle fût mariée à18 ans par « par force et contrainte esté marié »

Lors de son mariage, le roi lui donna «gratifier notre chère et bien aimée Gabrielle d’Estrée, femme de notre ‘ame et féal’ gentilhomme de notre chambre, le sieur de Liencourt,

L uy avons donné et délaissé, donnons et délaissons nos terres et seigneurie d’Assy, dépendant  de notre Comté de Marle, consistant en maison, bois, près, terres, molins, fermes comme toutes justice haute, droits et proficts seigneuriaux, toutes circonstances et dépendances, le château de Saint Lambert, le tout de notre ancien domaine et patrimoine pour en et jouyr user de sa part et les avoir, tenir et posséder par la dite Dame Gabrielle d’Estrée sa vie durant donné à Liencourt, le 10éme jour de juing de l’an de grâce mil 5 quatre vingt douz et le quatrième                  signé Henri

Après trois mois de vie commune, au mois de septembre 1592, Gabrielle d’Estrée quitte son mari, assistée de sa tante Madame de Sourdis, elle rejoint Henri IV et s’installe à la cour

En 1593 lui est versé par le roi une dot de 50.000 écus.
Le 7 juin de l’an 1594, naquit à Coucy dans l’ancien hôtel du commandant de la place, César légitimé de France, duc de Vendôme, prince de grande espérance, fils du très chrétien, très magnanime, très invincible et très clément Roy de France et de Navarre Henri IVéme et de Madame Gabrielle d’Estrée, duchesse de Beaufort
A la suite de la naissance de son premier fils, Henri IV est effrayé de la situation dans laquelle le mariage de Gabrielle d’Estrée, place cet enfant qui ne lui appartient pas légalement et court le risque, si le roi vient à mourir, de porter le nom de César d’Amerval.
Elle demande la nullité du mariage
La procédure de divorce est entamé devant l'official d’Amiens. Elle écrit le 27 août 1594 à l’évêque d’Amiens et à Monsieur son official "vous demonstre dame Gabrielle d’Estrée, assistée de ses tantes et sœurs et autres parents, qu’estant âgée seulement de dix huit ans. Elle aurait par force et contrainte este mariée par son père et autres parents avec Messire Nicolas  d’Amerval, sieur de Liencourt et auroit vescu avec luy l’espace de deux à trois ans soub les lois du mariage
d’Amerval, le 12 décembre 1594, déclare par écrit « pour obéyr au roy et de crainte de la vie, proteste devant Dieu et les hommes, jure et affirme, que si la dissolution se fait et ordonné, c’est contre ma volonté et par force pour le respect du roy » et déclare mon impuissance,
Le 15 décembre 1594, Gabrielle d’Estrée comparait devant le présidial d’Amiens, prête serment et renouvelle sa demande en nullité de mariage
Le sieur du Foy enseigne au régiment de Picardie, élevé page, chez le Marquis d’Estrée, dans la maison duquel il se trouvait au moment du mariage, déclare à l’official, avoir entendu Gabrielle dire "Hé bien, ils veullent que je l’espouze, en parlant de Monsieur d’Amerval et me veullent mettre hors de céans, je le ferai contre ma volonté, mais ils n’y auront pas grand consentement, et, de faict, lorsqu’on la voulut faire épouzer, ne fist jamais que pleurer et se tourmenter".
Le 15 décembre 1594, Paul Acart son procureur ‘avocat’ complète la requête de la demanderesse en indiquant la contrainte du mariage par son père, l’impuissance de Nicolas D’Amerval, que Anne Gouffier de Crévecoeur est cousine germaine de Gabrielle d’Estrée et que cette parenté au 2éme degré est un empêchement annulant le mariage
Il est demandé à Gabrielle d’Estrée de porter les faits devant le tribunal et à d’Amerval d’y répondre
1er article : Gabrielle d’Estrée soutient ‘ qu’elle auroit épouzé le dit d’Amerval, sous deux ans où environ, par force et contrainte et pour pour obéir à monsieur son père et autres ses parents qui l’auroient induite et importunée ce faire, parce qu’elle ne l’avoit hanté ny conservé auparavant est ne luy portoit aucune amitié, luy ayant esté faict quelques rapports de luy et touchant sa santé et indisposition de sa personne ;
Par le ministère de Roche, son procureur, d’Amerval répond par écrit sur ce premier article « qu’il na aucune connoissance du contenu en y celui’
  2éme article : pour monstrer qu’il estoy vray de l’indisposition dudit d’Amerval, il n’auroit le jour des nopces et épouzailles ny du depuis aucunement en la compagnie charnelle d’icelle dame.
d’Amerval dit ‘que le contenu en icelui ne seroit venu en sa cognoissance
  3éme article : depuis ledit temps qu’ilz ont espouzés l’un l’autre, ils n’ont famillierement --- ni conservé ensemble encore que quelques foiz, ilz se soient veuz et ayant quelque tempz demeurés ensemble
d’Amerval confesse le contenu en iceluy estre véritable (pourquoi alors nie t’il le 2éme article)

4éme article : que, depuis les prétendues espouzailles, est venue à la cognoissance de la demanderesse que ledit d’Amerval a quelque maladie secrette qui luy est survenue depuis le décès de deffunte madame Anne Gouffier, sa première femme qui est la cause de son impuissance au deub conjugal

d’Amerval confesse aussi le contenu en ycelui contenir vérité
5éme article : y a plus, que la defuncte femme dudit seigneur de Liencourt, estoit cousine germaine au sieur d’Estrée, père de la demanderesse ce qui est tout commun et notoire à plusieurs personnes, et à quoy les parents des parties, n’ont jamais gardé, n’y pensé, ce que sç’avoit fort bien le dit, sieur d’Amerval, sa mère et autres, ses parents qui est point principal, et suffisant pour déclarer nul ledit prétendu mariage comme estant faict et attente contre les saintz décretz et canons de l’église catholique apostolique et romaine
6éme article : que tous les faicts que dessus sont véritables comme le sçait fort bien ledit sieur d’Amerval, qui les a recogneu et confessé à plusieurs personnes et les a, ladite dame, affirmé contenir vérité ‘dict parallement convenir du contenu en icelui aussi que le contenu en icelui.

Le 17 décembre, il avoue avec force de détail son impuissance devant l’official.

Le 24 décembre 1594, l’official déclare l’annulation du mariage pour impuissance.
Le 7 janvier 1595, la sentence rendue par l’official est signifiée aux deux parties.
- Pendant le procès Gabrielle d’Estrée habite le château de Picquigny
- Nicolas d’Amerval séjourne dans sa seigneurie de Jumelles et à Amiens, rue des Jacobins,  chez son ami de Framicourt
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- Gabrielle de Liencourt devient la maîtresse en cour et porte le titre de Marquise, plus tard devient Duchesse
- le 3 février 1595 son fils César est légitimé
- le 10 avril 1599 Gabrielle d'Estrée décède en couche
- Les médecins procèdent à l’autopsie’ qu’elle feust ouverte le submedy, trouvé avoir le poulmen et le foie gastés, une pierre en pointe dans le roignon et le cerveau offensé. Les médecins disentb qu’elle mangea chez zamet luy fit mal.

 

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branche de fresne       seigneur de Bouchon                                  

d'azur à trois besants d'argent

support: 2 lévrierf

cimier: lévrier naiffan

 

Besant : - Petite figure géométrique de forme circulaire, qui est toujours d'or ou d'argent. Les anciens héraldistes donnaient quelquefois à celui d'argent le nom de plate (plata = argent, en espagnol)-( les besants représententdes pièces de monnaie qui furent fabriquées à Bizance ( constantinople). Ils indiquent les voyages effectués en orient  et en terre sainte au temps des croisades.
Azur :     - Émail de couleur bleue (couleur)
Argent : - représenté par du blanc ou du gris clair

 

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seigneurr d'Assevillers,   Villers sous Ailly:

d'argent à trois tourteaux de gueules

support: deux lions

cimier: un lion naifsant

Tourteau : - Nom du besant lorsqu'il n'est ni d'or, ni d'argent.                                                                                 Argent     : - représenté par du blanc ou du gris clair                                                                        
Gueules   : - Nom de l'émail de couleur rouge.

 

Généalogie de la famille d'Amerval au xvIIIéme siècle

branche fresne sur authie

fresne sur authie: maintenu en noblesse le 27 mars 1702, par Hierosme Bignon, chevalier, conseiller du Roy en fes confiels d'eftat, intendant de justice, polce, finance en Picardie, Artois, Boulonais, pays conquis et reconquis; a justifié et prouvé dix degrés de noblesse depuis Jean d'Amerval, ecuyer, seigneur de Maison Ponthieu, vivant en 1540.                                        titres justificatifs de la filiation en noblesse le 6 mars 1707; par Jérome Bignon)
Le sieur Damerval d'Assevilers, maintenu en sa noblesse par jugement de Monsieur Bignon, intendant de Picardie. du 6 mars 1700
 
Antoine D'Amerval, chevalier sieur de Fresne le Mesnil, né vers 1647, marié en 1727 ?) en 1ere noce à Madelaine de Carpentin, morte sans enfant - en 2éme noce à Madelaine Françoise de l'Amiré

 

Marie Joseph Charles Antoine D'Amerval, chevalier sieur de Fresne, né à St Gilles en 1730, mort en 1800, marié en 1755 en 1ere noce à Marie Françoise, Joseph de Warme, en 2éme noce à Marguerite Magnier ---Nicolas
 
Antoine d'Amerval, chevalier, seigneur de Bouchon, marié en 17-- à --- dame ---- Lamiré, mort en 1780

 

----- D'Amerval
 
----- D'Amerval, mort jeune
 
Marie Antoinette d'Amerval, morte à 21ans
 
Marie Jeanne d'Amerval, fille naturelle, vivante chaussée marcadé, mariée en 1742, à Pierre Caslier, ménager, au village de Maintenay
 
Charles Marie d'Amerval, chevalier, seigneur de Bouchon, mort en 1817, marié en 1760 à Marie Gennevieve Mélange, fille de Jean François et de Marie Gennevieve Varlet

 

Charles Antoine d'Amerval, chevalier, seigneur de Bouchon, marié en 1791à --- Maierechal, conseiller au parlement de Rouen
 
Madeleine d'Amerval, marié à ---- Godart, ecuier du Planti, garde du Roÿ
 
Julie  d'Amerval, marié à ---- Ledannois, chevalier,seigneur de Tourville
 
Madeleine Adelaïde d'Amerval, marié à Nicolas de Longueval de Beaumont

 

 

* en 1455 Jehan Damerval, seigneur de Doingt, de Fourdrinoy, de Villers sous Ailly en parte et Marguerite Dailly, sa compagne et épouse dame des dits lieux, consentent au profit de Colard Boitel, un bail à cens, de leur maison, manoir, lieu et ténement qu’ils ont au dit lieu de Villers, ainsi que tout se comporte que on dit le chef lieu du fief qui fut à défunt Huttin Dailly, ledit manoir contenant tant en maison, étables, jardin et terres de champ tenant audit manoir, huit journaux de terre ou environ, accostant d’un côté au manoir Jehan Pierard et aboutissant d’un bout au froc de la dite ville et la dite terre tient d’un côté à Thomas de Vauchelle et jacques de Longroy, d’autre côté à ladite rue de long et audit Colard Boitel et d’un bout à pierre Billehaut et à Mathieu --- et doit aux bailleurs la dite terre rente toutefois qu’elle est ablais, c’est à savoir de trente gerbes ou vuarats une, ledit manoir et ténement franc de toutes choses sauf réserve que les bailleurs font à leur profit des droits de forage et d’argent.

*le bail comprend en outre 67 journaux en 11 pièces dont 9 sur le terroir de Villers et de 2 sur le terroir de Bouchon. Des 9 premières, 7 doivent un champart déterminé et 2 sont franches de terrage. Les 2 dernières doivent au sieur de Bouchon le champart de 108 gerbes et au Prévost du dit lieu 2 gerbes de don par journal, à la charge par ledit Colard Boitel, ses hoirs et ayant cause, de payer par chacun au héréditablement aux bailleurs, leurs hoirs et successeurs, la somme de douze livres, monnoie courante, en deux termes, Noël et Saint Jean Baptiste, ainsi que quarante sols de relief d’hoir à autre et le quint denier de vente, toutefois que le cas y échet.

 (source Villers sous Ailly depuis le XVéme siècle par de Rocquemont, ( p10 /11)

16 février 1784 Nomination de maître Ringard Bailli de Bouchon

«nous soussigné messire Charles de Damerval, chevalier, seigneur de Bouchon, ancien gendarme de la garde ordinaire du Roi, capitaine cannonniers, bonbardiers, demeurant à Bouchon----- nommé par nou mémes, les lumières ---------  intelligence, capacité de Maître Thomas, Gervais Ringard, procureur au baillage, présidial du bureau  des finances d’Amiens, nous lavons nommé com--- de faire, nous le nommons par  --- ce présente Bailli de notre terre et seigneurie a bouchon en fief indépendan, enconséquence, voulons quil jouisse des honneurs---- profités ----attaché aux offices de Bailli ainsi que -------------- ses prédécesseurs, notamment Maître Jueu nommé Tabelliez ?) demeurant à Long, nou le 8 janvier à la charge------ Maître ringard de se conformé --------de la Coutume a ----- de quoi lui avon octroié cet présente pour le temp qu’il lui plaira, par force en vertu desquelles nou avons fair apporté le sceau de nos armes ; ce----- avons. signé de notre main au château de Bouchon, le seize février 1784 (I;B fol 91

           

Dans l'état actuel de mes recherches, deux indices permettent  de penser qu'il existait un château, plus exactement une demeure seigneuriale sur le territoire de la commune de Bouchon.

1) Sur le plan d'un fief appartenant aux chanoines du chapitre de la cathédrale d'Amiens, daté de 1720, se trouve les dessins malhabiles représentant une demeure seigneuriale ainsi que l'église de Bouchon, de l'autre côté l'église du village  l'Etoile.

2) Sur un acte daté de 1784, l'on trouve la signaturedu seigneur Damerval en son château de Bouchon.

Aujourd'hui il ne reste de cette batisse aucun vestige. La tradition orale le situerait vers ------- Sur le plan cadastral dit Napolonien, il n'existe déjà plus

 

EN 1779 et 1789: on dénombrait 3 seigneurs à Bouchon: Jourdain de l'éloge, de Rambures et Damerval ( DHAP. p221; 1C 2176)

 

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