Gabrielle d'Estrée maîtresse du roi Henri IV, épouse
éphémère de Nicolas d'Amerval |
| Gabrielle dEstrée, quatrième fille de sept enfants (6 filles et un garçon)
serait née en 1565, au château de la Bourdaisière situé près de Tours, dautres
écrits situent sa naissance en 1573, en Picardie au château de Coeuvres près de Villers
Cotéret dans lAisne ou elle passe sa jeunesse, La famille de sa mère,
Françoise Babou de la Bourdaisière dame dEstrée, marquise de Coeuvres, est
originaire de Touraine, son père Antoine dEstrée appartient à une famille
ancienne de grande noblesse Picarde, famille fidèle à Henri IV |
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![Estrees[1].jpg (10057 octets)](Estrees[1].jpg) |
Son grand père Jean dEtsrées, de Valiers, de Coeuvres et de Viérey, comte
d'Orbec, baron de Doudeauville, vicomte de Soissons, premier baron et sénéchal de
Boulonnais, capitaine des Gardes du Roi est nommé par Henri II grand maître de
lartillerie par lettre patente du 9 juillet 1550, il meurt à Coeuvre le 23 août
1571. Pendant les guerres dItalie Jacques de Bourbon, bâtard de Vendôme, tombe
de cheval, blessé,il est abandonné par les siens. Jean dEstrée le prend en croupe
et ainsi lui sauve la vie, pour le remercier le bâtard de Vendôme lui donne en mariage
sa fille aînée Catherine de Bourbon. |
| d'argent, fretté de sable, au chef d'or, chargé de trois merlettes
du deuxième |
| liliis tenaci viminejungor ( je suis liée aux
Lys par un puissant osier) |
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| Son père Antoine d'Estrée dévoué, est incompétent, insouciant. Le 16 août 1589,
il est gouverneur de la Fére dans l'Aisne. Le marquis de Pierre encercle la ville à la
tête des ligueurs monte à l'assaut et s'empare de la ville pendant qu' Antoine
dEstrée préside un bal. Il est fait prisonnier. |
| Henri IV âgé de 37ans, à cette période combat la ligue en Picardie, roi
depuis plus d'un an "il était roi de france et peu de royaume" dans route la
vigueur de l'âge, maigre, pauvre, manquant de linge, portant des pourpoints usés par sa
cuirasse, rencontre Gabrielle dEstrée, en novembre 1590 à Coeuvres et conçoit
pour elle une vive passion qui dura jusqu'à la mort tragique de "cette beauté
surprenante". La légende veut que le roi à la même époque a traversé les lignes
ennemies, déguisé en bûcheron pour rencontrer la belle Gabrielle. Le roi la courtise
publiquement. |
Mademoiselle de Guise donne de
Gabrielle dEstrée, âgée de 17 ans, le portrait suivant "était blonde,
dorée, dune taille admirable, dun teint dune blancheur
éclatante". |
La riche coiffure de Stéphanie quelle avait semé de quantité
de brillans, enchâssez dans lor de sa belle tresse, la faisait remarquer avec
avantage par dessus toutes les autres dames. Bien quelle fust vestue dune robe
de satin blanc, si est ce quil semblait estre noire à comparaison de la neige de
son beau sein. Ses yeux estaient de couleur celeste et si luisants quon eust
difficilement pu juger sils empruntaient du soleil leur vive clarté ou si ce bel
astre leur estait redevable de la sienne. Avec cela, elle avait deux sourcils également
recourbés et dune noirceur aimable, le nez un peu aquilin, la bouche de la couleur
des rubis, la gorge plus blanche nest livoire le plus beau et le plus joly et
les mains dont le teint esgalait celui des roses et des lys mélez ensemble dune
proportion si admirable quon les prenait pour un chef deuvre de la
nature.
Les edventures de la cour de Perse. |
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| Françoise sa mère, ainsi que Gabrielle et ses seurs ont mauvaise réputation
"elles étaient belles, mariées, intrigantes dit Saint Simon, on les appelait les
sept pêchés mortels" (St Simon t
.X , p 345). Tallemant des Réaux dit quon appelait les six filles
dEstrée et leur frère les sept péchés mortels. Il cite aussi ses vers à propos
des funérailles de Gabrielle |
| Jai vu passé par ma fenêtre |
| Les six péchés mortels vivants |
Conduits par un bastard de prêtre |
| Qui semblent allaient en chantant |
| Un requiescat in pace |
| Pour le septième trépassé |
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| Gabrielle dEstrée se trouve en avril 1591, accompagnée de Madame de Sourdis,
sa tante, au siége de Chartes. La tradition veut quelle devienne, à cette période
la maîtresse du roi |
| Antoine dEstrée, son père, essai de la soustraire a linfluence du roi et
lui choisi un gentilhomme Nicolas dAmerval, sire de Liencourt près de Nesle, baron
de Benais, seigneur de Cerfontaine, âgé de 36 ans, homme
fort riche de très bonne noblesse Picarde, qualifié "de Haut, puissant et
très redouté seigneur', veuf dune de ses parentes Anne Gouffier de Crévecoeur. |
| Il semble quHenri IV ai choisi lui même pour sa maîtresse un mari complaisant
et vénal ? |
| Les chroniqueurs du temps, le décrivent dun
physique mal tourné, petit, dun caractère faible. Son père, Nicolas
d'Amerval, branche
d'Assevillers, seigneur d'Applaincourt, participe à
la défense de Saint Quentin en Août 1557. "d'Amerval, était
disent les mémoires du temps, un petit bossu plein d'adresse et d'énergie".
Trois mois après le décès de sa première femme Nicolas dAmerval, suite à une
chute de cheval devient impuissant. |
| En 1590 dAmerval
est gouverneur de Chauny et le reste jusquà son mariage en août 1592. |
| Le mariage est célébré dans les premiers jours de juin 1592 à Noyon. Elle fût
mariée à18 ans par « par force et contrainte esté
marié » |
Lors de son mariage, le roi lui donna
«gratifier notre chère et bien aimée Gabrielle dEstrée, femme de notre ame
et féal gentilhomme de notre chambre, le sieur de Liencourt, |
| L uy avons donné et délaissé, donnons et délaissons nos terres et seigneurie
dAssy, dépendant de notre Comté de
Marle, consistant en maison, bois, près, terres, molins, fermes comme toutes justice
haute, droits et proficts seigneuriaux, toutes circonstances et dépendances, le château
de Saint Lambert, le tout de notre ancien domaine et patrimoine pour en et jouyr user de
sa part et les avoir, tenir et posséder par la dite Dame Gabrielle dEstrée sa vie
durant donné à Liencourt, le 10éme jour de juing de lan
de grâce mil 5 quatre vingt douz et le quatrième
signé Henri |
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Après trois mois de vie commune, au
mois de septembre 1592, Gabrielle dEstrée quitte son mari, assistée de sa tante
Madame de Sourdis, elle rejoint Henri IV et sinstalle à la cour |
| En 1593 lui est versé par le roi une dot de 50.000 écus. |
| Le 7
juin de lan 1594, naquit à Coucy dans lancien hôtel du commandant de la
place, César légitimé de France, duc de Vendôme, prince de grande espérance, fils du
très chrétien, très magnanime, très invincible et très
clément Roy de France et de Navarre Henri IVéme et de Madame Gabrielle
dEstrée, duchesse de Beaufort |
| A la suite de la naissance de son premier fils, Henri IV est
effrayé de la situation dans laquelle le mariage de Gabrielle dEstrée,
place cet enfant qui ne lui appartient pas légalement et court le risque, si le roi vient
à mourir, de porter le nom de César dAmerval. |
| Elle demande la nullité du mariage |
| La procédure de divorce est entamé devant l'official dAmiens. Elle écrit le
27 août 1594 à lévêque dAmiens et à Monsieur son official "vous
demonstre dame Gabrielle dEstrée, assistée de ses tantes et surs et autres
parents, questant âgée seulement de dix huit ans. Elle aurait par force et
contrainte este mariée par son père et autres parents avec Messire Nicolas dAmerval, sieur de Liencourt et auroit vescu
avec luy lespace de deux à trois ans soub les lois du mariage |
| dAmerval, le 12 décembre 1594, déclare par écrit « pour obéyr au roy
et de crainte de la vie, proteste devant Dieu et les hommes, jure et affirme, que si la
dissolution se fait et ordonné, cest contre ma volonté et par force pour le
respect du roy » et déclare mon impuissance, |
| Le 15 décembre 1594, Gabrielle dEstrée comparait devant le présidial
dAmiens, prête serment et renouvelle sa demande en nullité de mariage |
| Le sieur du Foy enseigne au régiment
de Picardie, élevé page, chez le Marquis dEstrée, dans la maison duquel il se
trouvait au moment du mariage, déclare à lofficial, avoir entendu Gabrielle dire
"Hé bien, ils veullent que je lespouze, en
parlant de Monsieur dAmerval et me veullent mettre hors de céans, je le ferai
contre ma volonté, mais ils ny auront pas grand consentement, et, de faict,
lorsquon la voulut faire épouzer, ne fist jamais que pleurer et se
tourmenter". |
| Le 15 décembre 1594, Paul Acart son procureur avocat complète la
requête de la demanderesse en indiquant la contrainte du mariage par son père,
limpuissance de Nicolas DAmerval, que Anne Gouffier de Crévecoeur est cousine
germaine de Gabrielle dEstrée et que cette parenté au 2éme degré est un
empêchement annulant le mariage |
| Il
est demandé à Gabrielle dEstrée de porter les faits devant le tribunal et à
dAmerval dy répondre |
| 1er article : Gabrielle dEstrée soutient quelle
auroit épouzé le dit dAmerval, sous deux ans où environ, par force et contrainte
et pour pour obéir à monsieur son père et autres ses parents qui lauroient
induite et importunée ce faire, parce quelle ne lavoit hanté ny conservé
auparavant est ne luy portoit aucune amitié, luy ayant esté faict quelques rapports de
luy et touchant sa santé et indisposition de sa personne ; |
| Par le ministère de Roche, son procureur, dAmerval répond par écrit sur ce
premier article « quil na aucune connoissance du contenu en y celui |
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2éme article : pour monstrer quil estoy vray de lindisposition
dudit dAmerval, il nauroit le jour des nopces et épouzailles ny du depuis
aucunement en la compagnie charnelle dicelle dame. |
| dAmerval dit que le contenu en icelui ne seroit venu en sa cognoissance |
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3éme article : depuis ledit temps quilz ont espouzés lun
lautre, ils nont famillierement --- ni conservé ensemble encore que quelques
foiz, ilz se soient veuz et ayant quelque tempz demeurés ensemble |
| dAmerval confesse le contenu en iceluy estre véritable (pourquoi alors nie
til le 2éme article) |
4éme article : que,
depuis les prétendues espouzailles, est venue à la cognoissance de la demanderesse que
ledit dAmerval a quelque maladie secrette qui luy est survenue depuis le décès de
deffunte madame Anne Gouffier, sa première femme qui est la cause de son impuissance au
deub conjugal |
| dAmerval confesse aussi le contenu en ycelui contenir vérité |
| 5éme article : y a plus, que la defuncte femme dudit seigneur de
Liencourt, estoit cousine germaine au sieur dEstrée, père de la demanderesse ce
qui est tout commun et notoire à plusieurs personnes, et à quoy les parents des parties,
nont jamais gardé, ny pensé, ce que sçavoit fort bien le dit, sieur
dAmerval, sa mère et autres, ses parents qui est point principal, et suffisant pour
déclarer nul ledit prétendu mariage comme estant faict et attente contre les saintz
décretz et canons de léglise catholique apostolique et romaine |
| 6éme
article : que tous les faicts que dessus sont véritables comme le sçait fort
bien ledit sieur dAmerval, qui les a recogneu et confessé à plusieurs personnes et
les a, ladite dame, affirmé contenir vérité dict parallement convenir du contenu
en icelui aussi que le contenu en icelui. |
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Le 17 décembre,
il avoue avec force de détail son impuissance devant lofficial. |
| Le 24 décembre 1594, lofficial
déclare lannulation du mariage pour impuissance. |
| Le 7 janvier 1595, la sentence rendue
par lofficial est signifiée aux deux parties. |
| - Pendant le procès Gabrielle dEstrée habite le château de Picquigny |
| - Nicolas dAmerval séjourne dans sa seigneurie de Jumelles et à Amiens, rue
des Jacobins, chez son ami de Framicourt |
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![gabri[1].jpg (15344 octets)](gabri[1].jpg) |
| - Gabrielle de Liencourt devient la maîtresse en cour et porte le titre de Marquise,
plus tard devient Duchesse |
| - le 3 février 1595 son fils César est légitimé |
| - le 10 avril 1599 Gabrielle d'Estrée décède en couche |
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| - Les médecins procèdent à lautopsie quelle feust ouverte le
submedy, trouvé avoir le poulmen et le foie gastés, une pierre en pointe dans le roignon
et le cerveau offensé. Les médecins disentb quelle mangea chez zamet luy fit mal. |
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