Guerre de 30 ans

Extrait des mémoires de Jacques Boisberge, bourgeois demeurant à Dommard’ [Boisberge bourgeois de Domart en Ponthieu a noté presque jour par jour les principaux événement qui se passèrent sous ses yeux en Picardie et surtout dans le Ponthieu.1634/1645]
 -le document original conservé à la bibliothèque d'Abbeville, sous la numérotation 96*97, considéré comme perdu est retrouvé par Alcius Ledieu derrière une cheminée dans le village de Domqueur.
(publié en 1893 par Alcius Ledieu, dans le tme XVIII, des mémoires de la société d'émulation d'Abbeville)

- 1635 à 1641 Ces années seront à jamais célèbres, dans nos annales, par les désastres dont la Picardie et L’Artois furent alors le théâtre. Je retracerai donc, avec quelques détails, les événements de cette période sanglante; car j’ai la certitude que les monuments nationaux auxquels j’en emprunterai le récit, jetteront de grandes clartés sur la question que j’ai à traiter.

Vers la fin d’août et commencement de septembre 1635, une armée de 40 mille hommes et composée d’Allemands, de Hongrois et de Croates commandés par 2 généraux célèbres Jean de Werth et Piccolimini, porta le fer et la flamme dans la Picardie. Cette guerre fut accompagnée de si épouvantables excès que la  France crut voir se renouveler les invasions des barbares.

Une division, sous les ordres du Comte de Fressin, ayant ses cantonnements à Auxi le Château, entra dans le Ponthieu et y mit tout à feu et à sang. Etendant ses ravages dans les environs de Crécy et Domart, elle réduisit en cendres les villages de Gueschard, Hiermont, Benatre, Domqueur, Maison Roland, Yvrench, Yvrencheux, Virionchaux, Berneuil, L’abbaye de Moréaucourt et presque tout le pays jusqu’à la Somme
- 1639 :la cavalerie de monsieur de Gassion qui se compose de dix-huit compagnies, arrive à Domart par le chemin de Berteaucourt le samedi 12 novembre, reçoit l’ordre de se rendre dans les villages voisins tels que Bouchon, Brucamp, Gorenflos etc. [ étant logés dans les villages qui viennent d’être nommés, les soldats se firent traiter à discrétion ; en outre, ils battaient la campagne de jour et de nuit, parcouraient le chemin d’Abbeville et le chemin d’Amiens, et détroussaient tous ceux qu’ils rencontraient de sorte qu’on n’osait plus aller ni à Amiens ni à Abbeville, ni même d’un village à l’autre dans la craint d’être volé’.
-1642 :le février ; monsieur de Gassion détacha six compagnies de son régiment qui  avaient comme colonel le baron d’Alais, et leur fit faire montre en personne près du village de Bouchon. Elles partirent le lendemain
-1647: le 28 avril, une compagnie de gens de chevaux de trente hommes du régiment de Marcillac, pillent le moulin de Bouchon et prennent sept grands setiers de blé.
-1649: le 13 Mai, trois compagnies du régiment de Ravenel, logent à Saint Léger, Berteaucourt e à Bouchon. 
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1 650 :grande cherté des vivres en France et dans les royaumes voisins, car la récolte fut insuffisante , il y auroit eu famine en France, s’il ne fut venu du bled de l’étranger. les pauvres ont souffer grand faim et disette et il en est mort grand nombre. En Picardie, le bled fut vendu huit livres le quartier. Le pauvre peuple étoit tout terni et tout défiguré de disette.
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1651 :le 10.mai, le régiment d’Harcourt loge à Bouchon.

 

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