Le nom de St Laurent est donné à cette localité par l'Amiral Auguste Laurent Baudin, cinquième gouverneur de Guyane, en cinq ans.Baudin préconise la création du pénitencier à St Laurent, et le 21 février 1858 est inauguré ce nouvel établissement. Un Décret de 1880 a érigé cette localité en commune pénitentiaire. Les citoyens libres n'avaient pas droit de vote pour élire les administrateurs de la ville. Celle ci était dirigée par une commission municipale composée de personnalités appartenant à l'administration pénitentiaire et du commandant supérieur du Maroni. |
| Nom | lDevauchelle Emile Louis |
Naissance |
Bouchon le 7 Novembre 1881 |
| Profession | Domestique, sans domicile fixe |
| Condamnation | le 6 avril 1908 |
| cour d'assises de la Somme - Amiens | |
| peine | 8 ans de travaux forçés pour vols qualifiés |
| Mort | le 9 juin 1914 à l'âge de 33 ans |
| Lieu | Saint Laurent du Maroni |
| Matricule | 36.929 |
| En consultant les registres d'état civil de la commune de Bouchon, j'ai eu la surprise de découvrir qu'un habitant du village était décédé à Saint Louis du Maroni. Pour qu'elle raison ? Dequelle maladie? Après des recherches auprès des archives de France, centre des archives d'outre-mer " bagnes colonies série H" et dans les journaux de l'époque "Journal d'Amiens 'le moniteur de la Somme - Le progrès de la Somme: Voici son histoire |
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départ des forçats dans un bateau prison |
Lors des épidémies, les malades se rassemblaient en attendant la visite du médecin (en haut, au camp de Charvein). Selon leur état, ils étaient renvoyés dans leur cellule ou acceptés à l'hôpital ou à l'infirmerie (en bas, l'infirmerie du pénitencier de Saint-Laurent-du-Maroni). | |
Procès
de Paul Emile Devauchelle Cour
dassises de la Somme; 2éme session Audience
du 6.04.1908 Président
monsieur le conseiller du Briest Assesseurs: messieurs les conseillers Durand et Mesnil Première
affaire: vols qualifiés reprochés
à Devauchelle, laccusé est introduit ; C'est un petit homme à face pale, de cette
pâleur spéciale aux voyous, il a les yeux mouvais et froncés fréquemment, les sourcils
accentuant encore la méchanceté naturelle empreinte sur ce visage de vaurien. *
les jurés prêtent serment *
et à linterrogatoire d'identité laccusé déclare se nommer devauchelle Paul
Emile, agé de 26 ans, domestique, sans domicile fixe. Il déclare ne plus se rappeler des
prénoms de son père, des nom et prénoms de sa mère. Il
o adopté la tactique des aveux concluant à l'indulgence. C'est
un petit homme sec, vêtu pauvrement, la moustache est mince et rude, les oreilles amples
et écartées du crâne signe d'énergie manifeste, aux dires des physiologistes. Il est
plut6t d'apparence intelligente. Devauchelle
a ce moment, paraît très intimidé, son visage est mort de sueur et blafard. Il marche
le regard effaré, ses mains paraissent l'embarrasser prodigieusement, il les enfonce dans
ses poches. A son banc il joue avec ses doigts, l'air pensif. *
il est accusé de vols qualifiés commis à Bouchon et à Condé Folie en septembre et
octobre 1907.
Maître Thoyot, son excellent défenseur tout à lheure prendra la parole pour lui *
Monsieur Dagouy, substitut, occupe le siège du ministère *
Monsieur Briaux, commis greffier, donne lecture de l'arrêt de renvoi et de lacte
daccusation: Le
7août 1907 dans l'après-midi, le nommé Devauchelle Paul Emile, domestique de ferme,
sans domicile fixe, profitant de l'absence des époux duvauchelle, propriétaires à
Bouchon, s'introduisit dans leur domicile et sempara dun porte-monnaie
contenant une somme de 3 francs 70 centimes et de six billets de banque de 100 francs,
trouvés par lui dans le tiroir d'une commode placée dans la cuisine. Pour pénétrer
dans le domicile des époux devauchelle, l'accusé, après avoir escaladé le mur de
l'écurie d'une hauteur de deux mètres, avait pratiqué un trou dans la cloison séparant
l'écurie du grenier. Il était entré par cette ouverture dans le grenier de la maison,
puis dans la chambre à coucher et enfin dans la cuisine où le vol fut perpétré. *
le 4 septembre 1907, entre 2 et 5 heures de l'après midi, Devauchelle sachant les époux
Longuet absents, pénétra dans leur domicile, en escaladant la fenêtre d'un fournil
donnant sur un herbage. Il visita les meubles de la maison et s'empara d'une certaine
somme d'argent, 370 francs environ, et de divers objets mobiliers. *
dans la nuit du 30 septembre au 1~ octobre 1907. l'accusé pénétra dans le domicile des
sieurs Loucher et Blier, propriétaires à Condé Folie, en escaladant une fenêtre du
rez-de-chaussée. Les persiennes n'avaient pas été crochetées, et comme doutre
part, la fenêtre était mal fermée, il lui avait suffi de la repousser du dehors pour
qu'elle s'ouvrit. devauchelle fouilla tous les meubles du rez-de-chaussée et s'empara
d'une certaine quantité d'objets mobiliers, appartenant soit au sieur Louchet, Soit au
gendre le sieur Blier. *
Devauchelle a passé des aveux complets. *
cest un repris de justice dangereux, redouté dans la région. * Monsieur le président rappelle tout d'abord à Devauchelle son passé et quel passé *
de 1892 à 1897 Devauchelle a été poursuivi pour 4 vols à Amiens et Abbeville. Il
n'avait pas 18 ans à cette époque et fut remis à ces parents, envoyé en correction à
19 ans, Devauchelle n'en sortit que pour s'engager aux bataillons dAfrique. Il fut
libéré ou bout d'un an, en vertu de l'article 21 de l'ancienne loi militaire et
recommença immédiatement ses vols pour lesquels il fut condamné successivement, de juin
à octobre 1902 1) à Amiens, à 3 ans 8 mois. 2) à Louviers, à 13 mois. 3) à Abbeville
à i an. 4) à Amiens par la cour d'appel à 6 mois. Toutes
ces peines se confondant Devauchelle, sortit assez vite de la maison centrale de Loos et
recommença à voler. On devine ce que peuvent être les renseignements sur bevauchelle,
paresseux, vagabond et voleur. *au
président que lui fait remarquer cette vie déplorable, Devauchelle qui tente la tirade
humanitaire répond: J'ai bien travaillé durant 13 ans en détention, en correction
ou en prison. Pourquoi le gouvernement au lieu de m'envoyer dans la maison du crime
(Devauchelle entend parler de la maison de correction) ne m'a-t-il pas confié à
l'assistance publique? On m a envoyé ensuite aux bataillons d'Afrique. Ce n'est pas la
qu'on apprend les bons sentiments. De
la part de ce sinistre et cynique bandit, la tirade humanitaire ne porte pas,
l'interrogatoire continue après que le président a fait observer à Devauchelle que rien
ne le signalait spécialement à la bienveillance du gouvernement. - Monsieur le président : Actuellement vos parents
demandent à être débarrassé de vous ; vous les avez menacés avant de les quitter. -
Devauchelle: ça se peut -
Monsieur le président : lacte daccusation déclare que vous avez passé des
aveux complets. Ce nest pas tout à fait exact. Vous n'avez avoué qu'a la f in de
l'instruction. -
Devauchelle: je voulais juger de ce qu'étaient les témoins. On
voit l'habileté de l''individu qui ne voulait avouer que le nécessaire. -
Le président passe ensuite aux différents vols reprochés à Devauchelle. -
Celui-ci conteste les circonstances aggravantes d'escalade ou deffraction contre
toute évidence. Il nie énergiquement quand l'occasion se présente et adopte une
attitude cynique qui ne fera que s'accentuer durant la déposition des témoins. -
Le président rappelle à Devauchelle l'imprudence qui le perdit l'accusé abandonna
chez les époux Louchet, son vol commis, son carnet de poche avec une pièce à son nom. - ce
n'est pas adroit lui dit le président. - Je comprends, murmure Devauchelle, d'une voix sourde
et en souriant d'un mauvais sourire vexée - Le président «d'Amiens vous avez écrit le 29
septembre 1907, une lettre au brigadier de gendarmerie, pour lui annoncer que vous alliez
vous constituer prisonnier, vous ne l'avez pas fait» - Devauchelle «J'aurais été bien bête» On passe
à 1'audition des témoins. * Brunel gendarme à Flixecourt, a constaté le vol
Longuet et donne ce détail qui peint bien le cynisme de devauchelle «le cambrioleur
avant de se retirer avec le produit de son vol fit une omelette qu'il mangea et accompagna
de plusieurs aliments» Devauchelle
invité a apprécier la déposition du témoin prétend de nouveau qu'il a pénétré dans
la maison des époux Longuet avant leur sortie et s est caché sous le lit, en attendant
leur départ. On sent l'importance de cette assertion qui détruirait du même coup
l'escalade et l'effraction. * Le gendarme Fuselier a fait les constatations ayant
trait au vol commis chez les époux Duvauchelle à Bouchon, dans la maison desquels
Devauchelle pénétra par un trou percé dans le mur an torchis. L'accusé
conteste ce détail et prétend que le trou était déjà fait. Le
gendarme est interrogé par le président sur la lettre écrite au brigadier de
gendarmerie de Flixecourt, Monsieur Tagoury, ministère public, donne lecture de cette
lettre à la fin de laquelle devauchelle se moque des habitants de Bouchon. L'accusé
conteste, on ne peut deviner dans quel[---] les moqueries et prétend que cette
partie de la lettre o été ajoutée. * Le gendarme raconte ensuite les constatations qu'il
a faite concernant le vol Louchet et l'arrestation de Devauchelle qui vint se jeter dans les jambes des gendarmes an tournée qui
larrêtèrent au moment où ils s'y attendaient le moins. * Devouchelle Florimond 68 ans, berger communal à
Bouchon, raconte qu'il a été victime. Interrogé sur le point de savoir si Devauchelle
n'a pas pu pénétrer par la lucarne. Devauchelle
nie et s'entête à déclarer qu'il est passé par cette lucarne. On passe * bantin marie, femme Duvauchelle, ménagère, née à
Villers sous Ailly qui n'est pas la femme du précédent témoin a été victime dun
vol de serviettes qui n'est pas retenu par l'accusation. * Chez Louchez Alfred, 68 ans, cultivateur à Condé
Folie, qui vient déposer, bevauchelle a dégusté l'anisette Marie Brizard, a renversé
la salamandre, un bocal de cornichons verts, a pris du chocolat, d'ufs de pintades,
une jumelle et surtout a laissé son carnet
contenant un certificat de bonne conduite O) délivré
à Devauchelle par le l2Béme d'infanterie ou il acheva son service. * Biler Paul Victor, 58 ans, chef de bataillon an
retraite à Condé Folie, gendre des Louchet s'est fait enlevé par devauchelle des
cigares, liqueurs, des jumelles. * Longuet Jean Baptiste. 73 ans, cultivateur à
Bouchon, a été victime d'un vol de billets de banque, placés dans un cruchon dans le
fournil, chez ce témoin comme chez les autres -
Monsieur Longuet confirme la déposition du gendarme Fuselier sur ce point, que
contrairement à ses dires: Devauchelle
n'a pas pu entrer par la porte. -
Tillier Isoline, 63 ans, cultivateur à Bouchon, femme du précédent témoin, affirme à
son tour qu'elle a été victime d' un vol de 340 francs. -
Devauchelle s'exclame "pouvez vous savoir si cette femme dit la vérité, elle n'a
été volé que de 25 francs" -
Tillier Joseph, 69 ans, garde champêtre à Bouchon, a cherché le voleur, s'est mis en
embuscade, l'a pisté, surveillé, épié mais n'a jamais pu l'attraper. - Michemblé Martine, 15 ans, de Moufflers travaillant
dans les champs a vu devauchelle; s'enfuir avec le panier contenant le produit du vol
commis chez les époux Longuet, dont elle est la petite fille; l'audition des témoins est
terminée. Vient la réquisitoire. * a la reprise Monsieur le substitut tagoury à la
parole, l'organe du ministère public dans son réquisitoire très mesuré, très habile
et d'une apparence de modération redoutable a le souci de mettre an lumière, non
seulement les vols qui sont un point acquis, avoués mais surtout les circonstances
aggravantes qui les ont accompagné, l'escale et l'effraction, l'heure de nuit pour un des
trois méfaits, la situation de demeures habitées, des immeubles visités par le
malfaiteur. - Devauchelle écoute l'oreille visiblement tendue. A un
moment il rit c'est que le ministère public. «déclare qu'il convient de l'envoyer au
bagne pour la période que la loi établit et qui est de 5 à 20 ans», réclame contre
Devauchelle, une condamnation sévère que méritent les vols pour lesquels il est
poursuivi actuellement et que justifieront son passé, ses instincts, son cynisme et sa
profonde perversion. * Maître Thoyot, le défenseur a une besogne
manifestement ingrate. Il s'y attaque avec une belle
ardeur et beaucoup de feu professionnel, habile à faire un bon usage des moindres
arguments, même sentimentaux qui sont laissés à sa disposition. contestant
les circonstances aggravantes. Il sollicite du jury, un verdict qui admette les
circonstances atténuantes et sattache à prouver que Devauchelle, n'est pas un
voleur de grande envergure mois un voleur d'aliments et de petites sommes. Il retrace la
vie de son client, élevé à la diable, sans principe et sons moralité. En
termes éloquents, le défenseur démontre que son client est digne d'indulgence et
réclame les circonstances atténuantes. *
les débats sont clos. * Devauchelle interpellé, fait connaître
dun signe de tête qu'il n'a rien a ajouter pour sa défense. * Onze questions sont posés au jury concernant
respectivement les trois vols qualifiés reprochés à Devauchelle et les circonstances
aggravantes. ·
Devauchelle
est-il coupable du vol Duvauchelle ? ·
Ce
vol a-t-il été commis dans une maison habitée ? ·
Avec
effraction ? ·
Devauchelle
est-il coupable du vol Longuet ? ·
Ce
vol a-t-il été commis dons une maison habitée ? * Avec escalade? ·
Devauchelle
est-il coupable du vol Louchet ? ·
dans
une maison habitée ? ·
Par
escalade? Il
est trois heure exactement quand le jury entre délibération. * Une grande demie heure plus tard,
apporte un verdict *
affirmatif sur toutes les questions et muet sur les Devauchelle introduit entend le
résultat sans un signe d'émotion. Il déclare sur linvitation n'avoir rien à dire
sur l'application de la peine. Questions 1) Devauchelle Paul Emile est-il coupable d'avoir à Bouchon, le 7 août
1907, soustrait frauduleusement du numéraire au préjudice des époux Devauchelle.
Oui à la majorité 2) la dite soustraction a-t-elle été commise dans une maison habitée
Oui à la majorité 3) a-t-elle été commise à l'aide d'effraction dans un lieu clos
Oui à
la majorité 4) a-t-elle été commise avec l'aide de l'escalade dans un lieu clos
Oui à la majorité 5)
Devauchelle Paul Emile est-il coupable d'avoir à Bouchon, le 4 septembre 1907, soustrait
frauduleusement des objets mobiliers, du numéraire au préjudice des époux Longuet:
Oui à la
majorité 6) la dite soustraction
frauduleuse a-t-elle été commise dans une maison habitée
Oui à la majorité 7) a-t-elle été commise
avec l'escalade dans un lieu clos
Oui
à la majorité 8) Devauchelle Paul Emile
est-il coupable d'avoir à Condé Folie du 30 septembre au 1er octobre 1907,
soustrait frauduleusement des objets mobiliers aux sieurs Lanchet et Blier :
Oui à la majorité 9) la dite soustraction
frauduleuse a-t-elle été commise la nuit
Oui à la majorité 10) a-t-elle été commise dans une maison habitée
Oui à la majorité 11) a-t-elle été commise avec l'escalade dans un lieu clos Oui à la majoritéAttendu
que les faits dont l'accusé est déclaré coupable par le jury, constituent les crimes
prévu par les articles 378. 381, 384, 386 du code pénal Vu Article
379: quiconque a soustrait frauduleusement une chose qui ne lui appartient pas et coupable
de vol. Article
381: seront punis de travaux forcés à perpétuité les individus coupables de vols
commis avec la réunion des cinq circonstances suivantes. 1°
si le vol a été commis la nuit, s'il a été commis par deux ou plusieurs personnes, si
le coupable ou l'un deux étaient porteurs
d'armes apparentes ou cachées. S'ils
ont commis le crime, soit à l'aide d'effraction extérieure ou d'escalade ou de fausses
clefs dans une maison, appartement, chambre ou logement habités ou servant d'habitation
ou leurs dépendances. Soit
en prenant le titre d'un fonctionnaire ou d'officier d'état civil ou militaire, ou après
s'être revêtus de l'uniforme ou du costume du , ou alléguant un faux ordre de
l'autorité civile ou militaire. S'ils
ont commis le crime avec violence ou menace de faire usage de leurs armes. Article
384: sera puni de la peine des travaux forcés à temps, tout individu coupable de vols
commis à l'aide d'un des moyens énoncés dans le n°4 de l'article 381, même quoi que
l'effraction d'escalade et l'usage de fausses clefs, aient lieu dans des édifices, parcs
ou enclos, non servant à l'habitation et non dépendants des maisons habitées et lors
même que n'aurait été qu'intérieure Article
386: sera puni de la peine de réclusion tout individu coupable de vols commis dans l'un
des cas ci-après. Si
le vol a été commis la nuit et par deux ou plusieurs personnes ou s'il a été commis
avec une de ces deux circonstances, seulement mais en même temps dans un même lieu
habité ou servant à l'habitation ou dans des édifices consacrés aux cultes établis en
France. Article
365: en cas de conviction de plusieurs crimes ou délits la peine la plus forte sera
seulement prononcé. Article
19: la condamnation à la peine des travaux forcés à temps, sera prononcée pour cinq
ans au moins et vingt au plus. La
cour faisant application à Devauchelle Paul Emile des articles ci-dessus. Le
condamne à la peine de huit ans de travaux forcés. Condamne en outre
le dit Devauchelle par corps au remboursement envers l'état des frais de
poursuite et d'instruction du procès, conformément à l'article 368 du code
d'instruction criminelle. Les
dits frais liquidés à deux cent soixante et onze francs et 30 centimes, y compris vingt
cinq francs pour droit de poste. Fixe
au minimun la durée de la contrainte par corps pour le paiement des frais et après en
avoir délibéré spécialement en ce qui concerne l'interdiction de séjour. La cour dit
qu'a l'expiation de sa peine le condamné ne sera point soumis à l'interdiction de
séjour. Ordonne
que le présent arrêt sera exécuté, imprimé et affiché à la diligence de Monsieur le
Procureur général. Ordonne
à qui de droit la remise des pièces à conviction. En
conséquence, Devauchelle est condamné à huit de travaux forcés et aux frais envers
l'état, est dispensé de linterdiction de séjour et de l'interdiction de
résidence. Fait
et prononcé à l'audience publique de la cour d'assise de la Somme, séant à Amiens le
six avril 1908 ou siégeaient Messieurs Massiet du Brist président, Durand et Mesnard
conseillers, en présence de Monsieur Dagoury substitut de monsieur le procureur
général, assisté de monsieur Briaux greffier. Son parcours se termine loin de chez lui, le 9 juin 1914 à l'âge de 33 ans à Saint laurent de Maroni.
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