
le calvaire vers 191O |
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Le 5 mai 1895 bénédiction du calvaire de Bouchon
Ecoutons le chroniqueur du temps: On connait le dicton Picard "Qui n'a point vu
Paris et Bouchon, n'a rien vu". Le petit village gracieusement assis au pied des
collines qui bordent la vallée de la Somme, non loin du camp de césar, n'a plus rien à
envier de la capitale pour ses manifestations religieuses. Sans doute qu'à Paris dans
certaines somptueuses églises, les offices sont splendides, et l'attitude de la foule qui
manifeste sa foi vive est très édifiante, mais non moins splendide fut la manifestation
du 5 mai à bouchon, non moins splendide la foi des fidéles de toute la région accourus
pour acclamer le Divin Crucifié. Dans un pays de 300 habitants les souscriptions pour
l'érection d'un nouveau calvaire dépassérent la somme désirée.
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 le calvaire en 2003 |
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Du même coup, l'église profita des souscriptions par l'acquisition
d'ornements sacrés et des objets nécessaires au culte. la pieuse et dévouée famille de
Monsieur Edouard Tillier offrit un superbe chêne, travaillé par Monsieur Octave
Tételin. Tout le pays se mit au travail pour préparer cette fête incomparable. Une
brillante cavalcade, habilement conduite par Monsieur Jules Devauchelle donna à la
cérémonie un éclat plus vif et un ordre parfait. La compagnie des sapeurs pompiers de
l'Etoile voulut former autour de l'image du Christ porté en triomphe une escorte
d'honneur. La fanfare de Condé Folie voulut apporter son concours toujours précieux et
apprécié. De tous les villages environnants, plusieurs milliers de fidèles étaient
accourus, aussi la procession se déploya avec une pompe magnifique. Dans les rues
enguirlandées, où étaient dressés plusieurs jolis arcs de triomphe, la foule
s'inclinait sur le passage du Christ, porté par de vigoureux jeunes gens. Le prédicateur
fut Monsieur le curé Vitasse délégué de Monseigneur. "le
dimanche"antiquaires de Picardie |
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