La guerre 1939- 1945

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Sur cette photo prise à la libération de Bouchon
figurent Serge Dupont, Daniel Vignon, René Pluquet, ?. Daussy, Pierre Flandre,  à droite David Jourdain, Paul Trouillet

1939-1944 : Installation par les Allemands d’une batterie antiaérienne  de 6 canons, à la libération  3 canons seront emportés par les allemands, 3 resteront sur place.Le premier prisonnier est un polonais, engagé dans les troupes Allemandes, il fut capturé dans la rue de Long
Les habitants de Bouchon pour se protéger des bombardements, creusent dans le bas de la rue Long, des abris dans l’argile
Le 30 08. 1944. Les allemands avant leurs départ, minent l’école , l’instituteur Monsieur -----, sort ses meubles.
*Récit du départ des Allemands à la libération, fin août 1944 par monsieur Pierre Flandre
Libération de l’Etoile et de Bouchon le 2 septembre 1944
La batterie de D.C.A, de 155 installée entre Bouchon et Long, au lieu dit «les grands champs», tire des obus sur l’Etoile et Bouchon, l’un deux tombe sur l’escalier de la maison occupée aujourd’hui par mon père au n°27 de la rue du 8 mai. L’escalier est brisé en deux, le mur du sous sol est percé, le plafond de la cuisine est détruit.
Les locataires de l’époque, Marie Cauchy, sont heureusement avec nous dans notre cave.
On nous signale 2 incendies à Bouchon, l’un, chez Mercier, actuellement Robert Wallet, au calvaire, l’autre chez Ancilla Petit, en face de chez Renouard, habitation qui ne fut jamais reconstruite.

écoutons le témoin: Il faut emmener la pompe à bras des pompiers de l’Etoile. papa prend la camionnette. Je m’installe derrière, les pieds  pendants, et avec l’aide d’un autre jeune, nous tenons la fameuse par le timon, au lieu dit La Grippe, nous trouvons des chars anglais, en position, derrière la ferme, qui ripostent aux allemands. En descendant sur Bouchon, les obus des uns et des autres sifflant au dessus de nos têtes, papa accélère ; nous lui crions de ralentir, car dans les nids de poules de cette époque, la route n’était pas goudronnée, notre engin de secours faisait des sauts de cabris, exercice pour lequel, il n’était prévu.
Nous mettons en batterie, rue de Mouflers, la pompe de Bouchon étant installée, au calvaire. Il n’y a pas grand chose à faire si ce n’est de protéger les bâtiments voisins, d ‘autant plus, que les balles sifflent dans le secteur et nous nous faisons tout petit, dans les entrées des portes.
Au bout de quelques temps, un soldat Allemand arrive au coin du jardin Dumont, met un fusil mitrailleur en position, face à la rue de Mouflers, ceci pour protéger les artilleurs qui descendent de la rue de long,  en bon ordre, en fil indienne, fusil à la main, toute l’unité se dirige vers Mouflers en montant le long le la mare, appelée le flot.Le fait rapporté relatée par un résistant de dernière heure, selon lequel, la ‘résistance de l’Etoile’ aurait délogé cette batterie de D.C.A, est absolument faux. J’en suis un témoin oculaire.
Pendant ce temps, des éléments avancés des troupes Anglaises étaient arrivés de Condé folie jusqu’au pont de la somme, mais celui-ci étant coupé, ils ont du faire demi-tour et revenir dans le village par une autre route.
IL faut évoquer les dangers de cette époque, les munitions, mines, engins de toutes sortes qui traînaient partout.
- un jeune homme, arrivé de Normandie, avec ses chevaux tirant un chariot réquisitionné par les allemands, avait garé son véhicule, rue des Argonnes à l’Etoile. il voulut repartir après l’arrivée des Anglais et attelle ses chevaux, mais le chariot avait été piégé et il eut le bras arraché et la poitrine percée d’éclats. le docteur Caron l’amputa du bras, mais il décède peu après.-27 mars 1945.
- La famille Lecul ‘dit la casserole’ et le jeune Serge Pauchet âgé de 11 ans, revenaient de Villers sous Ailly à pied, au lieu dit le Bateau, sur le territoire de Bouchon, l’un des enfants ramasse une grenade dans le fossé. Elle explose et le pauvre est tué sur le coup.            (récit de Monsieur Pierre Flandre)
14.02.1945 Bouchon 'extrait du courrier Picard'
Deux belles prises. Au cours d’une opération de contrôle d’identité à Bouchon, les gendarmes de Flixecourt, ont arrêté  Marcel Tourtaut, 41 ans, né à la Ferté Bernard, qui faisait l’objet d’un mandat d’arrêt du parquet du Mans, pour trahison, collaboration et intelligence avec l’ennemie. Il était accompagné d’une demoiselle Fournier qui elle aussi était  recherchée pour espionnage et activité avec la Gestapo.

 

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