
Sur cette photo prise à la libération de Bouchon
figurent Serge Dupont, Daniel Vignon, René Pluquet, ?. Daussy, Pierre Flandre, à
droite David Jourdain, Paul Trouillet
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*Récit du départ des Allemands à la libération, fin
août 1944 par monsieur Pierre Flandre
Libération
de lEtoile et de Bouchon le 2 septembre 1944
La batterie de D.C.A, de 155 installée entre Bouchon et Long, au lieu dit «les grands
champs», tire des obus sur lEtoile et Bouchon, lun deux tombe sur
lescalier de la maison occupée aujourdhui par mon père au n°27 de la rue du
8 mai. Lescalier est brisé en deux, le mur du sous sol est percé, le plafond de la
cuisine est détruit.
Les locataires de lépoque, Marie Cauchy, sont heureusement avec nous dans notre
cave.
On nous signale 2 incendies à Bouchon, lun, chez Mercier, actuellement Robert
Wallet, au calvaire, lautre chez Ancilla Petit, en face de chez Renouard, habitation
qui ne fut jamais reconstruite.
écoutons
le témoin: Il faut emmener la pompe à bras des pompiers de lEtoile. papa prend la
camionnette. Je minstalle derrière, les pieds
pendants, et avec laide dun autre jeune, nous tenons la fameuse par le
timon, au lieu dit La Grippe, nous trouvons des chars anglais, en position, derrière la
ferme, qui ripostent aux allemands. En descendant sur Bouchon, les obus des uns et des
autres sifflant au dessus de nos têtes, papa accélère ; nous lui crions de
ralentir, car dans les nids de poules de cette époque, la route nétait pas
goudronnée, notre engin de secours faisait des sauts de cabris, exercice pour lequel, il
nétait prévu.
Nous mettons en batterie, rue de Mouflers, la pompe de Bouchon étant installée, au
calvaire. Il ny a pas grand chose à faire si ce nest de protéger les
bâtiments voisins, d autant plus, que les balles sifflent dans le secteur et
nous nous faisons tout petit, dans les entrées des portes.
Au bout de quelques temps, un soldat Allemand arrive au coin du jardin Dumont, met un
fusil mitrailleur en position, face à la rue de Mouflers, ceci pour protéger les
artilleurs qui descendent de la rue de long, en
bon ordre, en fil indienne, fusil à la main, toute lunité se dirige vers Mouflers
en montant le long le la mare, appelée le flot.Le fait rapporté relatée par un
résistant de dernière heure, selon lequel, la résistance de lEtoile
aurait délogé cette batterie de D.C.A, est absolument faux. Jen suis un témoin
oculaire.
Pendant ce temps, des éléments avancés des troupes Anglaises étaient arrivés de
Condé folie jusquau pont de la somme, mais celui-ci étant coupé, ils ont du faire
demi-tour et revenir dans le village par une autre route.
IL
faut évoquer les dangers de cette époque, les munitions, mines, engins de toutes sortes
qui traînaient partout.
- un jeune homme, arrivé de Normandie, avec ses chevaux tirant un chariot réquisitionné
par les allemands, avait garé son véhicule, rue des Argonnes à lEtoile. il voulut
repartir après larrivée des Anglais et attelle ses chevaux, mais le chariot avait
été piégé et il eut le bras arraché et la poitrine percée déclats. le docteur
Caron lamputa du bras, mais il décède peu après.-27 mars 1945.
- La famille Lecul dit la casserole et le jeune Serge Pauchet âgé de 11 ans,
revenaient de Villers sous Ailly à pied, au lieu dit le Bateau, sur le territoire de
Bouchon, lun des enfants ramasse une grenade dans le fossé. Elle explose et le
pauvre est tué sur le coup.
(récit de Monsieur Pierre Flandre) |